There’s one thing that I’m scared of: being capable of evil without wanting to be. I rarely hurt a friend deliberately, but I still do it incessantly despite my good intentions. I also don’t voluntarily create addictions for myself, but I can end up becoming dependent upon something or caving into one desire or another. And it’s only when I wake up, feeling less than my best and say to myself with disbelief, a posteriori: ‘Why on earth did I do that?’

But the one thing that really scares me is the prospect of collectively creating political evil without wanting to. It’s terrifying to think that the major political figures of the last century more or less had collective good at the top of their priority lists, and yet it’s possible that we too will fall down the spiral of shoddy politics without knowing it. Is it possible to be blind to the pain we cause and the fact that we become conscious of it too late?

Nobody deliberately seeks to destroy the Earth’s resources. No ideology is built around pillaging nature; no power expresses an explicit desire to do this. And yet we are capable of it. Nobody sets out to make public spaces ugly. And yet advertising boards have been placed left right and centre, to the point where we scarcely notice them. Nobody wants eugenics as a norm. And yet most of us would choose to abort a handicapped child rather than keep it. Jürgen Habermas evokes the possibility of “liberal eugenics”, a type of eugenics desired by no one, is unlikely to have political backing, but would be the fruit of individual behaviour. Individuals who want to achieve an individual sense of good are thereby capable of collectively committing political evil, one that affects society as a whole and influences the direction of human history.

Translated to english by Amy Clarke

11 thoughts on “Fait-on le mal malgré nous ?

  1. “Fait-on le mal malgré nous ?” Encore faudrait-il savoir de quoi on parle. Qu’est-ce que ce « mal » dont tu crains la réalisation malgré nous ? Existe-t-il seulement ce « mal » dont tu parles, reconnu pas tous ou devant l’être ? N’est-il pas qu’une hypothèse abstraite, qu’un impératif planant au-dessus de nous ? On peut certes se focaliser dessus, y réfléchir, en discuter, se poser des questions ; mais tout cela n’est-il pas vain si ce mal ériger comme absolue ou du moins comme devant valoir pour tous n’est en fait que du vent. De mes actes réalisés certains plairont, d’autres moins. Tu heurtes des gens, tu les blesses, ils ne supportent pas tes actes, as-tu fais « le mal pour autant » ? Tu as agis. Tu as vécu. Y-a-t-il un juge qui nous observe, nos actes recevront-ils sa sentence ? Tu peux le croire, mais encore faut-il en discuter !
    « Le mal semble se faire avec moi malgré moi », mon cher Guillaume, ne t’accable donc pas tant. Ce mal existe-t-il seulement ? Demandes toi plutôt d’où vient ce sentiment que tu as de faire « le mal ». Pourquoi ce sentiment peut-il être si divergent parmi nous?
    Si « le mal » n’est qu’une menace flottante est irréelle, alors n’est crainte, qu’il soit politique ou personnel, jamais il ne se réalisera.

    1. Changeux a dit que l’homme est un paquet de neurones, sans liberté réelle. Mais Benjamin Libet a mis en évidence qu’un sujet peut stopper son propre processus neuronal. Concept classique des philosophies et des religions, le libre-arbitre n’est pas démodé !

      1. c’est sûr que c’est un concept intéressant, mais je crois que le problème n’est pas exactement d’être pour ou contre le libre-arbitre, de prouver que la liberté existe ou qu’elle n’existe pas (il y aura d’ailleurs toujours des gens pour prouver l’un et l’autre avec brio) mais plutôt de chercher comment elle se nourrit et comment elle se détruit… Je trouve que les discussions conceptuelles ont tendance à rigidifier ce qui est très mobile, changeant. Par exemple, si on fait le mal malgré nous, ça veut dire qu’on n’est pas complétement libre, mais le réaliser est en même temps une manière de le devenir.

  2. Bonjour Adedodat, merci pour les remarques et questions que je trouve intéressantes. Il me semble qu’elles pointent les dangers de l’accusation de soi ou culpabilisation. En effet, on peut avoir tendance à s’accuser trop, ou injustement, et je suis mille fois d’accord avec toi s’il s’agit de dire qu’il importe de chercher, lorsqu’on s’accuse, si c’est pour de bonnes raisons ou non. Mais s’il s’agit de nier l’existence du mal, ou de dire qu’il est simplement relatif à des points de vue, je ne franchirai surtout pas ce pas. Bien sûr il est difficile de définir le mal, de dire ce qu’il est. Mais qu’il existe, cela me semble ne même pas exiger de démonstration, il suffit de considérer ceux qui le subissent. Qui ira leur dire que le mal n’existe pas? Ce qui m’intéresse c’est plutôt de le comprendre, de comprendre ses mécaniques s’il y en a. Et nous sommes toujours pour nous-mêmes un bon sujet d’observation (bien que difficile).

    1. Bonjour Guillaume, merci pour ta réponse rapide. Je vais essayer à partir de celle-ci et de ton article d’y répondre à mon tour, non pas pour te forcer à définir le mal, ce qui serait une tentative absurde de ma part, mais pour essayer de comprendre comment tu peux chercher à « le comprendre » et à « comprendre ses mécaniques » sans au préalable le définir et essayer ainsi de lui donner une consistance.

      Face à ceux qui subissent le mal, « qui ira leur dire que le mal n’existe pas ? ». Penchons-nous sur le terme « subir » si tu le veux bien. Qui peut affirmer qu’un tel ou un autre a « subit le mal » ? Si c’est une personne autre que celle qui « subit le mal », c’est son jugement est ma question est, sur quel(s) critère(s) repose se jugement ? Si c’est la personne qui « le subit », c’est qu’elle la ressentie comme tel. Ce qu’elle a ressentis, je ne le nierai certes pas. Elle a eu le sentiment de « subir le mal », soit. Mais l’a-t-elle pour autant « subit » ? (Tu as eu le sentiment de rater ton DS, l’as-tu raté pour autant ?)

      Si tu définis le mal comme « tout ce qui est ressenti comme un mal par quelqu’un », ne risques-tu pas de trouver tout et n’importe quoi sous cette enseigne du « mal » ? Pour certains l’augmentation des impôts, pour d’autres la fin de la « famille traditionnelle » (deux parents, un de chaque sexe) ou encore tout simplement d’avoir crevé son pneu. Mais avoir crevé est-ce subir « le mal » ? Et si le conducteur en question le ressent comme tel, pourras-tu le nier ou encore le lui reprocher ? Certains verront la fin de la « famille traditionnelle » comme un mal, d’autres au contraire comme un bien. Une même action (la loi Taubira dans ce cas) pourra ainsi être vue comme un mal ou comme un bien ? Peux-t-on nier les sentiments des uns plutôt que ceux des autres ? Certains sont-ils trompés par leurs sentiments ? Où est le mal, où est le bien ? Nulle part je pense. Où est le ressenti du mal ou du bien? En chacun de nous certainement. Du moins tant que nous ne sommes pas indifférent à ce qui se passe autour de nous. Mais y-a-t-il vraiment un mal et un bien ? Si oui, je te (me) repose la question qu’est-il ?

      «Bien sûr il est difficile de définir le mal ». Alors, allons-nous tergiverser sur quelque chose que nous n’arrivons pas à définir ? Deux personnes ne risquent-elles pas tout en étant d’accord avec ton article d’être radicalement opposées aux décisions à prendre. « Ouvrons d’avantage nos frontières » dit l’un « le bien résultera de la libre circulation de tout et de tous ». « Cela suscitera d’inévitable tensions » dira le second, « d’où découlera inévitablement un mal pour notre nation ». Tous les deux recherchent « le bien politique ». Une action est-elle meilleure qu’une autre ? Cela dépend inévitablement du critère choisi. Mais si le critère est « le bien » et « le mal », si nous voulons être d’accord ou comprendre les divergences de choix, définissons ces termes, non ? La divergence dans les actions résultera probablement de différences dans la définition.

      « Ce qui m’intéresse c’est plutôt de le comprendre [le mal], de comprendre ses mécaniques s’il y en a ». Mais comment d’écrire ce qu’on ne voit ? Tout objet d’observation et d’analyse n’a-t-il pas besoin d’avoir été clairement délimité de peur qu’en croyant en parler nous ne parlions en fait d’autre chose ?

  3. Cher Adedodat. “Allons-nous tergiverser sur quelque chose que nous n’arrivons pas à définir?” Oui bien sûr, c’est justement parce que c’est difficile à définir qu’on en parle. En fait la question du bien et du mal c’est un peu bizarre. En un sens, on sait très bien ce que signifie ces mots, avec Rousseau on peut dire naïvement que notre conscience nous dit ce qui est bien et ce qui est mal, et que pour ne pas l’entendre il faut se mentir un peu à soi-même. Et en même temps, ce n’est pas si facile, il y a des désirs étranges sous les apparentes bonnes intentions, on ne peut pas faire de listes de méchants et de gentils puisque tout le monde est un peu les deux, à commencer par nous, pas plus qu’on ne peut vraiment faire de liste d’actes bons et d’actes mauvais, le même acte pouvant être bon dans certaines circonstances et mauvais dans d’autre. Surtout, les termes bien et mal peuvent être dangereusement utilisés pour accuser à tort et à travers, ou pour se placer au-delà de toute critique, si bien qu’il serait parfois préférable de les laisser de côté. Notamment, dans les débats que tu cites, il est évident qu’on ne peut pas coller une étiquette bien et une étiquette mal sur les branches de l’alternative, c’est beaucoup plus mélangé. Il me semble qu’on ne peut pas être sûr de soi devant ce type de mots, qu’il ne s’agit pas tant de les définir une fois pour toute que de les éprouver et de passer sa vie à en chercher la signification (et le plus important serait d’ailleurs de changer un peu de vie selon ce que l’on comprend). En parler ici de manière assez générale me gène déjà presque, mais c’est vrai que j’ai écrit un article, je me suis donc moi-même engagé à en parler… En même temps, c’est un article de questionnement plutôt que de réponse. Je ne réponds pas trop finalement aux questions de ton commentaire, mais je voudrais écrire quelques idées: ce n’est pas parce que ces termes sont mal utilisés parfois qu’il faut renoncer à les utiliser ou les diluer dans un “ça dépend du point de vue” (cela implique simplement qu’il faut les utiliser avec prudence), et il me semble qu’il faut les comprendre dynamiquement plutôt que statiquement, les considérer non pas comme des concepts clos bien définissables mais comme toujours en train de se faire.

  4. Cher Guillaume, quand tu dis à propos des personnes « tout le monde est un peu les deux » (gentil et méchant, sous-entendu, j’imagine, les gentils font le bien et les méchant le mal) et des actes « le même (acte) pouvant être bon dans certaines circonstances et mauvais dans d’autre », ça m’interpelle. Tu dis qu’il y a les deux, moi je pense qu’il n’y a ni l’un ni l’autre. Comment je justifie ma position : je ne les vois pas, ni le « bien », ni le « mal ». Quel que soit l’acte ou la personne que je regarde, je ne vois ni « bien » ni « mal ». Aucun des deux. Je vois des actes que j’approuve, d’autres que je réprouve. Cela doit correspondre à ce que dit Rousseau. Mais de là à affirmer que ce que j’approuve est un « bien » et ce que je réprouve un « mal », loin de moi de me poser comme juge. Prétendrais-tu que ce que tu nommes (ou est-ce Rousseau ?) « conscience » puisse-être le fondement du « bien » et du « mal » ?

    Si ni « mal », ni « bien » n’existe, alors pourquoi ces mots sont-ils utilisés, pourrait-on me demander. Pour moi ils ne le sont qu’a tort et à travers. Et de là je te rejoins, il est préférable de ne pas utiliser de mot à tort et à travers et donc, concernant les mots de « bien » et de « mal », de ne pas les utiliser du tout.

    Je reviens à ce que j’ai compris de ta pensée : toute personne, comme tout acte, peut comporter (voire comporte forcément?) du bien comme du méchant. T-ai-je compris ? Dans ce cas, montre les moi ! Décris les moi, avec toutes les nuances que ces termes, d’après toi, exige, avec toutes les précautions dues à leur nature mouvante et dynamique (si je t’ai bien compris). Dans tel acte il y a du bien comme du mal, soit. A quoi ressemblent-t-ils, à quoi les reconnais-tu ? Si tu me parles de « conscience », qu’on ne peut ne pas « entendre » sans « se mentir un peu à soi-même », tu comprendras que je trouve cela léger. Nous sommes là pour réfléchir, pour éviter toute idée reçue ou tout constat simpliste, non ? Je veux bien admettre ce que tu appelles « conscience » (Ça doit se rapprocher de ce que je nomme approuver/désapprouver), mais si tu fondes le “bien” et le “mal” dessus, devant un tel enjeu il faudrait peut-être creuser ce qu’il y a derrière (selon moi rien du tout), non ? Je ne peux me contenter d’un mot flou (et selon moi vide de sens) : « la conscience » pour en expliquer un autre flou (et tout aussi vide de sens selon moi) : « le bien » ou « le mal ». Cela s’appelle tourner en rond, non ?

    Comme je te le dit, je ne vois rien que je puisse nommer de « bien » ou de « mal ». Je ressens des choses, je prends positions, c’est tout.

    1. On peut aussi prendre les choses par l’histoire de religions.

      Constater que le mal était d’abord perçu dans une culpabilité collective. Par exemple, dans l’Ancien Testament, c’est longtemps “Israel” en tant que “collectif” qui est “infidèle”. Il faut attendre les prophètes Jérémie ou Ezéchiel pour avoir une responsabilité individuelle.
      C’était bien pratique, la responsabilité collective…
      Mais les prophètes ont fait faire un grand pas en avant. “Et toi ?” On passe du “On” au “Je”.
      Observons que cet article est formulé en “ON”.
      L’auteur qui a mis ce titre devrait (et en fait, implicitement, il semble vouloir aller en ce sens) passer du “on” au “JE”.

      Ensuite, si l’on saute les siècles, et qu’on arrive à l’époque moderne, nous devons savoir que les premiers réformateurs protestants enseignaient que l’homme était radicalement perverti et sa liberté annulée par le péché des origines ; ils identifiaient le péché hérité par chaque homme avec la tendance au mal (“concupiscentia”), qui serait insurmontable. C’est en quelque sorte l’erreur inverse de celle de Pélage qui était trop optimiste. En conséquence, les protestants ne voyaient le salut qu’à la manière d’un vêtement extérieur, le fond de l’homme demeurant mauvais.
      Il est vrai que saint Paul parle de la domination du péché comme étant un esclavage du péché (Rm 6, 16), mais justement, saint Paul parle de la possibilité de mourir au péché en nous unissant à la mort et à la résurrection du Christ (notamment par le baptême). En conséquence, la grâce du salut est vraiment une grâce « entitative », qui touche notre être profond, et non pas simplement une grâce extérieure (« forensique »).
      En réponse aux protestants, le concile de Trente précise soigneusement que la tendance au mal ne doit pas être confondue avec l’état déchu de notre nature après le péché originel. La tendance au mal (la concupiscence) n’est pas un état insurmontable. Elle n’est qu’une conséquence du péché originel et elle incline au péché personnel, elle n’est pas proprement péché : elle peut et doit être combattue.
      « Que la concupiscence ou le foyer du péché demeure chez les baptisés, ce saint concile le confesse et le pense ; cette concupiscence étant laissée pour être combattue, elle ne peut nuire à ceux qui n’y consentent pas et y résistent courageusement par la grâce du Christ. Bien plus, “celui qui aura lutté selon les règles sera couronné” 2Tm 2,5. Cette concupiscence, que l’Apôtre appelle parfois “péché” Rm 6,12-15 ; 7,7 ; 7,14-20, le saint concile déclare que l’Eglise catholique n’a jamais compris qu’elle fût appelée péché parce qu’elle serait vraiment et proprement péché chez ceux qui sont nés de nouveau, mais parce qu’elle vient du péché et incline au péché. Si quelqu’un pense le contraire : qu’il soit anathème » (Concile de Trente, canon 5, DS 1515).

      Enfin, cette réflexion d’H. de Lubac :
      En tant que liberté de choix, le libre-arbitre humain se manifeste dans une épreuve : obéir ou non à Dieu et à sa grâce. C’est une étape de la conquête de la liberté. H. de Lubac l’explique ainsi : « Du début à la fin de l’âge patristique, depuis les Apologistes du second siècle jusqu’à ces grands compilateurs que sont, en Orient, Jean de Damas et, en Occident, Isidore de Séville, une même idée se retrouve, qui peut se résumer comme il suit. L’homme ne saurait avoir, aussitôt que créé et par le seul fait de sa création, toute la perfection que Dieu lui destine […] Parce qu’il est spirituel et libre, étant à l’image de Dieu, il faut que l’homme coopère à sa destinée, et parce que, étant créature, il est changeant, cette coopération doit prendre la forme d’une épreuve. La liberté de choix est donc la seule façon, très imparfaite, dont un être créé peut d’abord imiter la perfection de la liberté divine. Ou, en d’autres termes, le libre arbitre, don en vue de biens meilleurs, est une phase nécessaire dans la conquête de la liberté. » (Henri DE LUBAC, Surnaturel. Etudes historiques, DDB Paris 1945, p. 189)

      1. Bonjour Breynaert. Merci pour ce petit cours d’histoire de la pensée religieuse, ou plutôt d’histoire de la pensée catholique. A vrai dire, je trouve intéressante l’insistance sur la culpabilité individuelle, plutôt que collective, que vous attribuez aux prophètes tardifs du judaïsme, mais je ne pense pas qu’on puisse mettre de côté la culpabilité collective. Un enfant français, emmené par ses parents en Syrie, qui veut “assassiner les infidèles”, comme je viens de l’entendre sur youtube, est-il coupable de quoi que ce soit ou a-t-il été endoctriné? Il me semble évident que la deuxième option est la bonne. Si une structure économique ou politique enferme des gens dans la misère, la faute en est évidemment partagée. Il y a des responsabilités collectives, et la recherche d’un coupable individuel se présente généralement comme recherche de bouc émissaire qu’on va surcharger. Je comprends votre idée, vous pensez qu’il faut commencer par chercher en soi la faute avant de la chercher ailleurs. Mais il me semble que ce n’est pas contradictoire, et qu’il importe aussi de chercher des démarches d’autocritique collectives pour redémarrer collectivement lorsqu’on est enfermé dans une impasse sociétale. Un exemple me vient en tête, qui articule en fait assez bien responsabilité individuelle et collective, c’est la Commission de vérité et de réconciliation en Afrique du Sud après l’Apartheid.

  5. violer une femme handicapée à plusieurs, laisser des enfants jouer avec des têtes de victimes décapitées: mal
    redonner confiance en lui à quelqu’un qui l’avait perdu, se réconcilier avec un ancien ennemi: bien
    les mêmes personnes sont capables de l’un comme de l’autre.

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